La radio particulièrement à l’honneur dans le cinéma français en 2012 11 janvier, 2012
Posté par letransistor dans : Actualité,Cinéma,Radio France , ajouter un commentaireLa promotion actuelle qui entoure le film « Parlez-moi de vous » offre l’occasion de rappeler que trois longs métrages français ayant pour cadre le milieu radiophonique sortent en 2012 sur les écrans .

« Parlez-moi de vous » inaugure donc cette série ce mercredi. On y retrouve Karin Viard en animatrice misanthrope d’une émission de dialogue avec les auditeurs sur une grande chaîne nationale (on devine France Inter) ; le rendez-vous est diffusé chaque soir de 21h à 23h et s’intitule « A vous et librement ». Si le monde radiophonique sert de décor à la base de l’histoire, ce film de Pierre Pinaud se veut surtout une comédie tendre sur la solitude, l’incommunicabilité et les relations familiales.

Dans trois mois, le 11 avril 2012, le public amateur de rire plus facile et de casting à la mode est invité à guetter la sortie du film « Radiostars » (de Romain Lévy), narrant le quotidien des animateurs vedettes d’une radio jeune. Clovis Cornillac et Manu Payet y campent Arnold et Alex, présentateurs de la matinale le « Breakfast Club » sur Blast FM. Déconnectés de la réalité, ces rois de la vanne sont envoyés à la rencontre de leur public provincial pour enrayer la chute d’audience enregistrée par leur show. Un rôle sur mesure pour Manu Payet qui a, rappelons le, véritablement tenu le micro d’un « morning » durant quatre saisons dans le « 6-9 » d’NRJ de 2002 à 2006.
Certaines scènes du film utilisent les locaux de RTL Group, rue Bayard à Paris, comme décors.

Dans un tout autre genre, et sûrement plus excitant pour les cinéphiles et radiophiles, sort le 29 août sur les écrans un documentaire de Nicolas Philibert intitulé « La Maison de la radio ». Le réalisateur de « Etre et avoir » a filmé durant six mois studios, bureaux et recoins de la maison ronde pour rendre compte du travail des différents corps de métier qui fabriquent la radio publique.
Gageons que le regard aiguisé de Philibert et son style sans fioritures permettront un bel objet cinématographique sur la radio, avec davantage de relief et d’originalités que les habituels reportages « en immersion chez les grandes voix » vus régulièrement à la télévision.
Sources : Télérama.fr, Canalplus.fr, Allocine.fr
20 ans après la fin de l’Union soviétique, zoom sur Radio Moscou 26 décembre, 2011
Posté par letransistor dans : Anniversaires,Archives,Etranger,Radio Moscou , ajouter un commentaire
Le 26 décembre 1991, l’Union soviétique était officiellement dissoute et le drapeau de la Fédération de Russie était hissé sur le Kremlin.
La fin d’une époque marquée par l’intense propagande de Radio Moscou (aujourd’hui La Voix de la Russie).
A la fin des années quatre-vingt, la radio diffusait treize heures par jour en français.

Radio Moscou avait émis pour la première fois en allemand en octobre 1929, puis avait ouvert des émissions en français en novembre et en anglais en décembre de la même année.
A la fin de l’Union soviétique, elle proposait des programmes en 66 langues relayés par des émetteurs très puissants.
Cette voix de l’URSS se caractérisait par un ton assez froid et faussement convivial que l’on perçoit bien sur cet extrait d’une émission de 1983 réalisée à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution d’Octobre.
Frédéric -- RadioBrest.net
Décembre 1996 : crise de Rire au CSA 22 décembre, 2011
Posté par letransistor dans : Archives,CSA,Histoire,NRJ,Rire et Chansons , 1 commentaire
En diffusant illégalement le programme de Rire et Chansons sur une cinquantaine de fréquences en France en décembre 1996, le groupe NRJ se lançait il y a 15 ans dans un bras de fer avec le CSA afin d’imposer la constitution de son troisième réseau. Voici un retour chronologique (et sonore) sur les tenants et aboutissants de cet épisode qui chamboulera définitivement le paysage radiophonique français.
1er février 1994 : la loi dite « Carignon » ouvre la possibilité d’augmenter le seuil de couverture à 150 millions d’auditeurs potentiels pour un même groupe. Dans la foulée, les principaux opérateurs nationaux investissent dans un troisième réseau :
- Le groupe Lagardère, déjà propriétaire d’Europe 1 et d’Europe 2 (et assurant la régie commerciale de Skyrock) prend des parts dans la station RFM ;
- La CLT, déjà propriétaire de RTL et Fun Radio, monte au capital de M40 pour la transformer en RTL1 ;
- La SOFIRAD, qui contrôle RMC et Nostalgie, acquiert le réseau Radio Montmartre.
Outre la marque NRJ, le groupe NRJ possède le réseau Chérie FM et cherche à développer son troisième bébé : Rire et Chansons, qui dispose uniquement d’une fréquence à Paris depuis fin 1989. Les tentatives de rachats d’autres stations nationales (RFM, Radio Montmartre) par le groupe n’ayant pas abouti, ses dirigeants se lancent dans une politique de prédation des fréquences des petits opérateurs locaux à travers le pays ; ils envoient des émissaires dans les stations indépendantes commerciales de catégorie B afin d’y faire des propositions financières importantes au nom de la société Radiofina notamment. Rachats, prises de participation, contrats de régie, tous les moyens sont bons pour s’assurer un contrôle d’un maximum de locales stratégiquement situées.
Problème : si le groupe NRJ met la main sur quelques stations en régions, leurs fréquences sont incessibles et la législation interdit aux stations de catégorie B contrôlées de reprendre un programme national identifié, et donc de passer en catégorie C (locales d’un réseau ou franchisées). Au nom du pluralisme et pour protéger les petits opérateurs de l’appétit des plus gros, le CSA veille à l’étanchéité des catégories de radio et a le pouvoir de retirer à un opérateur son autorisation d’émettre sans mise en demeure préalable, en cas de « modification substantielle des conditions d’exploitation » de la fréquence.
30 janvier 1995 : les groupes NRJ, RTL et RMC signent une lettre commune demandant au CSA « d’adapter sa doctrine » et d’amener davantage de souplesse entre les catégories de radios.
10 février 1995 : le groupe NRJ crée le bien nommé « GIE RIRE » (pour « Radios Indépendantes Régionales ») afin de commercialiser 13 radios locales en plus de la parisienne Rire et Chansons, avec le soutient de Marc Zénou, président du SNRP (Syndicat national des radios privées) et patron de Radio Star (Mulhouse) et Radio Service (PACA).

(Rire et Chansons, RVS, Sweet FM, Radio Star, Radio 2000, Ciel FM, Recto Verso, Oxygène, Presqu’Iles, Blackbox, Lazer, RMS, Radio Alligator, Radio Service)
Dans les mois qui suivent, les 13 stations introduisent progressivement dans leurs programmes des extraits de sketches et spectacles comiques ; tout d’abord un seul en début d’heure (précédé du top horaire de Rire et Chansons en version vierge), puis deux, puis trois par heure pour préparer à un changement de format.
Durant la saison 1995-1996, les locales du GIE abandonnent leurs habillages originaux pour les remplacer par différents jingles tels « la FM du rire » ou « la radio la plus drôle » enregistrés à Paris par un animateur d’NRJ (Mike). Exemple ici, avec la toulousaine Lazer :
Le programme ressemble lui comme deux gouttes d’eau à celui de Rire et Chansons à Paris : une suite de sketches et chroniques humoristiques aérés par quelques standards musicaux anciens (Jacques Dutronc, Frank Sinatra, The Rolling Stones, Johnny Hallyday, Serge Gainsbourg…).
Dans le même temps, une toute nouvelle banque de programme radiophonique non identifiée fait son apparition sur le satellite afin d’être reprise en complément par les locales : Canal B, une sorte de « Rire et Chansons bis » avec un habillage propre et une dénomination neutre (« la radio du rire »).
La couleur du programme est ensuite rapidement déclinée localement :
Retour à la chronologie, début mars 1995 : le CSA autorise la CLT à monter au capital de RTL2 (48,5%) et Europe 1 Communication dans RFM (47,2% des parts).
NRJ publie aussitôt un communiqué à l’adresse du CSA lui demandant de «repenser sa réglementation, au nom du pluralisme et du principe de l’égalité de traitement» entre les opérateurs.
Toujours en mars 1995 : le CSA auditionne les différents opérateurs radiophoniques privés sur la régulation du marché et les conditions de contrôle du troisième réseau. Ceux-ci demandent un assouplissement du régime des radios de catégorie B.
12 avril 1995 : dans le Communiqué 293 le CSA admet que dans certains cas exceptionnels (ancienneté de la radio, difficultés économiques) des passages de la catégorie B à la C peuvent être envisagés.
Octobre 1995 : Radio Star (67) et Ciel FM (69) sont autorisées à s’abonner au programme Rire et Chansons. Le CSA accepte le principe de changement de catégorie pour les locales, en passant toutefois par un appel à candidature : l’opérateur doit rendre sa fréquence et déposer un nouveau dossier d’attribution au CSA, au risque de perdre définitivement sa fréquence.
15 décembre 1995 : le Communiqué 319 officialise la position du CSA. Les radios locales souhaitant s’affilier à un programme national doivent d’abord rendre leur fréquence, avant que le CSA les autorise à passer en catégorie C. Le Conseil insiste également sur sa vigilance vis à vis de l’entrée des réseaux au capital des radios de catégorie B.
Mi-Juillet 1996 : le groupe NRJ affirme avoir signé un accord de franchise Rire et Chansons avec déjà cent radios locales.
24 octobre 1996 : le syndicat des radios généralistes privées (RTL, RMC et Europe 1) monte au créneau et demande une audience au CSA, afin d’affirmer son «opposition» à tout changement de doctrine «qui rendrait encore plus inéquitable qu’aujourd’hui la répartition des fréquences entre réseaux thématiques et radios généralistes».
Lundi 2 décembre 1996 : déplorant le traitement trop long des demandes de changement de catégorie de la part du CSA et le retard que prend ainsi la constitution de leur troisième réseau, les dirigeants du groupe NRJ décident d’imposer en force la diffusion de Rire et Chansons sur 15 stations contrôlées.
Mercredi 4 décembre 1996 : les 15 stations basculent sur le programme de Rire et Chansons à 21 heures.
Jeudi 5 décembre 1996 : à la place de leurs programmes habituels les auditeurs se réveillent avec la matinale de Rire et Chansons (« L’Argence tout rire ») entrecoupée de décrochages publicitaires et de bulletins d’informations locales. Les jingles réalisés à la va-vite déclinent sur tous les tons l’appartenance des stations à un réseau.
Ce même 5 décembre, les protestations du monde la radio (syndicat d’indépendants et grands groupes) affluent au CSA.
Lundi 9 décembre 1996 : le CSA envoie des mises en demeure aux quinze stations ayant basculé « Rire et Chansons » les sommant de revenir à leur programme initial ; ces mises en demeures restant sans résultat, une procédure de retrait d’autorisations est lancée dans les jours qui viennent.
Mercredi 11 décembre 1996 : le syndicat des radios généralistes privées s’insurge contre les paroles et les actes du groupe NRJ.
Jeudi 12 décembre 1996 : plutôt que d’obtempérer aux mises en garde du CSA, le groupe NRJ augmente le rapport de force en sa faveur en mobilisant sur l’antenne de Rire et Chansons animateurs et humoristes populaires. Ceux-ci, certainement très mal informés, dénoncent « la répression et la grave atteinte à la liberté d’expression» orchestrée par le CSA. On veut « tuer leur radio » et « bâillonner l’humour en France » !
Les auditeurs passent également sur l’antenne pour soutenir leur station. Très rapidement, ils sont invités à exprimer leur mécontentement aux standards du CSA et du Premier Ministre Alain Juppé.
Même la grande sœur NRJ encourage à chaque début d’heure l’opération de lobbying sur son antenne avec une rare mauvaise foi.
Ce même 12 décembre 1996 : réunis en séance plénière les sages du CSA sont plutôt favorables à l’autorisation pour les radios locales concernées de diffuser le programme national identifié, à l’exception de Philippe Labarde, président de la commission radio, ainsi que Monique Dagnaud et Geneviève Guicheney.
Vendredi 13 décembre 1996 : Matignon, dont le standard est assailli de coups de fil depuis la veille, renvoie la patate chaude au CSA dans un communiqué : « le Premier Ministre souhaite que le CSA assume dans le cadre de la loi toutes ses responsabilités et trouve dans les délais les plus rapides une solution qui permette un développement harmonieux de toutes les catégories de radio».
Lundi 15 décembre 1996 : Jacques Rigaud, Président de RTL, s’indigne de «la manière dont le CSA est amené en catimini, dans l’urgence et sous la pression, à modifier le paysage radiophonique».
Les dirigeants d’NRJ sont reçus au CSA. Le Conseil conditionne toute négociation au retour à la légalité des 15 stations en faute. Le soir même, elles reprennent leurs programmes locaux et abandonnent la dénomination « Rire et Chansons » pour redevenir des « radios du rire ». Les négociations vont pouvoir commencer.
Mardi 16 décembre 1996 : en désaccord avec le Président Hervé Bourges sur la gestion du dossier Rire et Chansons et la régulation du monde radiophonique, le conseiller Philippe Labarde démissionne de la présidence de la commission radio du CSA.
Mercredi 17 décembre 1996 : les quatre syndicats de radios commerciales françaises réunis au sein d’un bureau de liaison demandent une audition conjointe au CSA et menacent : «le Conseil doit être clairement conscient que s’il devait malgré tout démissionner de fait de son mandat de régulateur en cédant au coup de force de NRJ, toutes les autres radios en tireraient immédiatement les conséquences»
Jeudi 18 décembre 1996 : le patron de Fun Radio, Benoît Sillard, s’immisce dans la crise en appelant à son tour ses auditeurs à saturer le standard téléphonique de Matignon pour protester contre les méthodes d’NRJ.
Samedi 20 décembre 1996 : le gouvernement annonce la révision prochaine de la loi Carignon.
10 février 1997 : dans un communiqué, le CSA réaffirme le principe des 5 catégories de radios et l’obligation de restitution de fréquence en cas de changement de catégorie.
Mars 1997 : mi gendarme, mi conciliateur, le Conseil se lance dans une vaste remise à plat du paysage radiophonique et invite les grands groupes à restituer l’ensemble de leurs fréquences acquises et contrôlées officieusement afin qu’une redistribution équilibrée et validée légalement puisse se faire. C’est le « Yalta des fréquences » censé profiter à l’ensemble des acteurs de la filière : le CSA passe l’éponge sur les rachats sauvages et garantit un traitement équitable des demandes d’extension des réseaux en échange de leur transparence.
19 novembre 1997 : le CSA annonce la redistribution de 472 fréquences entre acteurs locaux, régionaux et nationaux.
A l’issue de cette répartition, le réseau Rire et Chansons et ses locales de catégorie C sont reconnus officiellement et juridiquement.
17 mars 1998 : dans le feuilleton de la privatisation d’RMC et de ses filiales, l’Etat autorise NRJ à prendre le contrôle de 80% du capital de Radio Nostalgie.
26 mai 1998 : les dernières locales ayant fait la demande de changement de catégorie pour diffuser le programme Rire et Chansons ayant toutes basculé en catégorie C à cette date, la banque de programme non identifiée « Canal B » (« la radio du rire »), diffusée sur les stations pour les pré-formater avant leur transformation, cesse d’émettre.
28 mai 1998 : l’achat de Nostalgie par NRJ reçoit l’agrément du CSA ; mais le groupe, en position dominante sur certaines zones géographiques, doit renoncer à la publicité locale sur l’un de ses quatre réseaux. C’est l’antenne la plus faible commercialement qui est sacrifiée : Rire et Chansons. Sans publicité locale, il devient inutile légalement de maintenir des programmes décrochés en régions. Les stations sont fermées et les commerciaux, animateurs et journalistes des anciennes radios de catégories B sont donc licenciés ou intégrés sur d’autres antennes du groupe dans les mois qui suivent. Les fréquences deviennent « passives », à l’exception de Paris.
Au final, NRJ a donc réussi à imposer le développement de son réseau et le « blanchiment » par le CSA de certaines fréquences obtenues de manière trouble. Son coup de force de décembre 1996 aura également déclenché une véritable redéfinition des contours du paysage radiophonique privé profitant à l’ensemble de ses concurrents.
L’autorité régulatrice, prise en sandwich entre sa volonté d’équilibrer le marché et les velléités de déréglementation des grands groupes et du législateur, aura surtout accompagné un mouvement accéléré de concentration du secteur.
Ironie du sort, l’instance qui protégeait en 1995 les petites stations de radio des assauts des prédateurs nationaux au nom notamment de la défense de l’emploi local s’est retrouvée trois ans plus tard à l’origine de la fermeture de ces mêmes antennes devenues filiales ou franchisées. Une décision qui grossira un peu plus le cimetière des radios locales disparues.

(Radio Artesia, CSM, RVS, Radio Nord Seine-et-Marne, Sweet FM, Fusion FM, Mélodie FM, Radio Star, Radio 2000, Recto Verso, Oxygène, Radiogram, Bleu Marine, Presqu’Iles, RSV, RLS, Ciel FM, WFM, Contact FM, RDI, Fréquence 7, Radio Service, Radio Palace, Radio Alligator, RMS, Lazer, Horizon Radio, Cant’FM, Fréquence Alci, Radio 9)
Sources :
- Robert Prot, Dictionnaire de la radio (PUG-INA 1997)
- Aymeric Mantoux et Benoist Simmat, NRJ L’empire de ondes (Mille et Une Nuits 2008)
- Libération
- CSA.fr
- Schoop.fr
- Radioactu.com
- Eldoradio.fr
- 100ansderadio.free.fr
C’est bon le DAB. Oui, mais le DAB+ ! 8 décembre, 2011
Posté par letransistor dans : Amusant,Couleur3,Etranger,Publicité , ajouter un commentaire
Clin d’oeil à Couleur 3 pour cette publicité décalée pour l’écoute de la radio numérique en Suisse signée par
Valérie Paccaud, Laurence Scheurer et Crystel Di Marzo.
Un communiqué qui s’inscrit dans une campagne globale de promotion de la
norme DAB+ lancée par la radio-télévision publique suisse.
Celle-ci entend accélérer l’équipement du grand public en récepteurs
numériques pour dépasser en 2012 le cap du million d’utilisateurs.
On dénombre aujourd’hui déjà 750 000 récepteurs dans le pays, permettant
d’écouter une trentaine de stations en cinq langues.
Il y a trente ans démarrait Radio Service Tour Eiffel 7 décembre, 2011
Posté par letransistor dans : Archives,Histoire,Radios libres,Tour Eiffel , ajouter un commentaire
Dans la série « trente bougies », soufflons celles de la radio de la Ville de Paris. Le lundi 7 décembre 1981, Radio Service Tour Eiffel démarre ses programmes sur 101.5 après plusieurs semaines d’occupation de fréquence.
Surnommée Radio-Chirac, la station dépend étroitement de la mairie de Paris via l’ADCP, « l’Association pour le développement de la communication à Paris ».
Le format de la radio correspondait alors à celui d’une chaîne généraliste, ayant pour vocation d’être « la radio de la capitale et la radio du mieux-vivre de la région parisienne ». Ses programmes s’articulaient principalement autour de deux axes: en premier lieu, la diffusion de musique de variétés et d’informations à caractère général ; en second lieu, la diffusion d’informations sur la circulation urbaine, soulignera la Cour des comptes vingt ans plus tard.
La radio bénéficie d’un site d’émission exceptionnel : la Tour Eiffel. Le brouilleur qui se met en route deux jours après le début des émissions ne devait pas être très loin. Radio Service Tour Eiffel sera brouillée pendant près d’une année, jusqu’à la fin octobre 1982.
Radio Service Tour Eiffel se regroupe fin mai 1983 avec Radio Diapason et Radio Vocation et se décale quelques jours plus tard sur 101.4. Mais malgré une bande FM qui retrouve un peu d’ordre, des émissions étoffées, une trentaine de salariés et le passage en 1985 au statut commercial par la société Paris-Média, l’audience ne décolle pas. La radio vit à 85% des subventions de la Ville de Paris.
La station essaiera de se relancer à de multiples reprises sous les noms de Radio Tour Eiffel, Eiffel 95.2, 95.2 Paris pour finalement quitter les ondes en octobre 1999.
Voici un extrait de l’été 1983, dans lequel on retrouve Isabelle Quenin :
Frédéric -- RadioBrest.net
Le secret des clés des portes des titres mystérieux… 8 novembre, 2011
Posté par letransistor dans : Actualité,Amusant,Archives,Montaillou Pyrénées,Sud Radio , ajouter un commentaireAprès… Le Secret du mystère qui a fait les beaux jours de Sud Radio entre 1995 et 1999 :
Après… Les Clés du mystère, de mars 2010 à juin 2011, toujours sur Sud Radio :
Yves Lignon, le spécialiste toulousain de la parapsychologie et du paranormal, ne sera pas resté longtemps sans micro. Il fait son retour ces jours-ci sur la radio ariégeoise Montaillou Pyrénées pour un nouveau rendez-vous dominical consacré aux légendes étranges et aux phénomènes inexpliqués.
Animée par Sylvain Athiel, cette troisième version radiophonique a dû donner lieu à un beau brainstorming puisqu’elle s’intitule cette fois-ci…
Les Portes du mystère ! Brrr
Nuit Pink Floyd sur FIP : la playlist (accidentellement) dévoilée 4 novembre, 2011
Posté par letransistor dans : Actualité,FIP,Musique,Radio France , 5 commentaires

A la suite d’un bug ce jeudi dans la publication en ligne des playlists de FIP, on en sait un peu plus sur le contenu de la « nuit Pink Floyd » programmée sur l’antenne lundi prochain à partir de 21 heures et jusqu’à 7 heures le lendemain matin.
Les amateurs reconnaîtront que toutes les périodes musicales du groupe seront abordées lors de cette nocturne, des débuts psychédéliques au « rock de stade ». Les expériences solo des membres de Pink Floyd seront également bien représentées dans la programmation, aux côtés de quelques reprises marquantes et d’enregistrements de concerts.
Voici la liste des titres diffusés entre 23 heures et 5 heures :
23:00 SYD BARRETT SEE EMILY PLAY
23:02 PINK FLOYD WISH YOU WHERE HERE
23:07 PINK FLOYD SHINE ON YOU CRAZY DIAMOND
23:21 PINK FLOYD CYMBALINE
23:25 SYD BARRETT LANKY (PART I)
23:31 PINK FLOYD MATILDA MOTHER
23:34 PINK FLOYD COME IN NUMBER 51 YOUR TIME IS UP
23:39 PINK FLOYD IF
23:50 GARY GREEN TIME
23:56 PINK FLOYD LEARNING TO FLY
00:02 PINK FLOYD PIGS (THREE DIFFERENT ONES)
00:13 PINK FLOYD OBSCURED BY CLOUDS
00:16 PINK FLOYD REMEMBER A DAY
00:20 SYD BARRETT DOMINOES
00:24 PINK FLOYD MAIN THEME
00:29 PINK FLOYD SHEEP
00:39 PINK FLOYD SEVERAL SPECIES OF SMALL FURRY ANIMA
00:43 PINK FLOYD ASTRONOMY DOMINE ( LIVE )
00:52 PINK FLOYD HIGH HOPES
00:59 PSYCHIC TV SET THE CONTROL FOR THE HEART OF THE SUN
01:07 PINK FLOYD KEEP TALKING
01:14 SYD BARRETT MATILDA MOTHER
01:18 PINK FLOYD ALAN`S PSYCHEDELIC BREAKFEST : RISE
01:30 PINK FLOYD SAN TROPEZ
01:33 SYD BARRETT LOVE SONG
01:36 SYD BARRETT BABY LEMONADE
01:40 PINK FLOYD CIRRUS MINOR
01:50 PINK FLOYD SUMMER ’68
01:56 PINK FLOYD INTRODUCTION
01:59 PINK FLOYD ECHOES PART ONE
02:10 PINK FLOYD CAREFULL WITH THAT AXE EUGENE
02:17 PINK FLOYD A SAUCERFUL OF SECRETS
02:26 PINK FLOYD ONE OF THESE DAYS
02:32 PINK FLOYD SET THE CONTROLS FOR THE HEART OF THE SUN
02:41 PINK FLOYD MADEMOISELLE NOBS
02:43 PINK FLOYD ECHOES PART TWO
03:00 PINK FLOYD SHINE ON YOU CRAZY DIAMOND
03:13 PINK FLOYD WELCOME TO THE MACHINE
03:20 PINK FLOYD HAVE A CIGAR
03:25 PINK FLOYD WISH YOU WERE HERE
03:31 PINK FLOYD SHINE ON YOU CRAZY DIAMOND
03:43 ARCHIVE AGAIN
03:59 PINK FLOYD WOTS … UH THE DEAL
04:04 SYD BARRETT IT’S NO GOOD TRYING [TAKE 5]
04:10 DAVID GILMOUR NO WAY
04:15 DAVID GILMOUR RAISE MY RENT
04:21 RICK WRIGHT SATELLITE
04:25 RICK WRIGHT WOMAN OF CUSTOM
04:29 PINK FLOYD CAREFUL WITH THAT AXE EUGENE
04:37 PINK FLOYD SET THE CONTROLS FOR THE HEART
04:46 PINK FLOYD SEVERAL SPECIES OF SMALL FURRY ANIMA
04:51 PINK FLOYD SORROW
Radio Panoramas aimait l’accordéon et la valse… des fréquences 24 octobre, 2011
Posté par letransistor dans : Archives,Histoire,Radio Panoramas,Radios libres , ajouter un commentaire A une portée de flonflons de Radio Montmartre, les amateurs de musette et de chanson française rétro pouvaient trouver dans les années quatre-vingts en région parisienne Radio Panoramas, fondée par Jean Douhard et sa famille entièrement vouée au dieu Accordéon.
« Je suis allé avec mon père proposer mon disque à Radio Montmartre mais son patron, Guy Noël nous l’a rendu en disant en gros si vous n’êtes pas contents, montez votre radio« , raconte Jean-Michel Douhard. Ces conseils font mouche et en avril 1982, la famille installe dans son pavillon de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) un émetteur de 600 watts réglé sur 96.7 MHz et un mât d’une dizaine de mètres de hauteur. Un revox diffuse de la musique non-stop et quelques émissions se mettent en place alimentées exclusivement par de la chanson française et de l’accordéon.
Une demande d’autorisation déposée à la Haute-Autorité n’a pas de suite. « Il paraît que le dossier s’est perdu« , déplore Jean-Michel. Panoramas entre-temps s’est décalée sur 96.2 mais doit se pousser en mars 1984 pour faire la place à la Voix du Lézard, autorisée sur cette fréquence. La radio du musette cherche une place sur une bande FM encore très anarchique. « On s’est installé sur 98.7 mais ça bourdonnait, ça crachotait, il y avait même des sons de cloches en bruit de fond ! Finalement on a trouvé une place en or, entre Judaïque et France Culture.« Voici Radio Panoramas squattant le 93.6 fin mars 1984. Les radios autorisées ne l’entendent pas de cette oreille et même les riverains se plaignent. « En août 1984 , deux cars de CRS sont arrivés devant le pavillon et mon père a été placé en garde à vue« se souvient Jean-Michel. Panoramas est saisie.
Mais les Douhard sont tenaces. Après le changement de gouvernement en 1986, ils achètent un émetteur de 5 kW et début 1987, revoilà Radio Panoramas sur les ondes bien calée sur 95 FM. Un nouveau dossier est déposé auprès de la CNCL. « Comme nous n’avions pas d’émissions 24h/24, on avait accepté l’idée d’un partage de fréquence, mais encore une fois nous avons été écarté« . La radio dépose un recours en justice. En vain. « En août 1987, fatigué de tout ça, mon père a coupé l’émetteur« , conclut Jean-Michel. Panoramas se tait et laisse les flonflons à Radio Montmartre.
En illustration sonore, voici un extrait de Radio Panoramas enregistré à l’été 1983 :
Frédéric -- RadioBrest.net
Habillage d’RFM : en avance d’une mode ou bien définitivement ringard ? 21 octobre, 2011
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Si on sait bien que tout ce qui a été ringard un jour est susceptible de revenir à la mode le lendemain, on s’interroge tout de même sur l’apparition depuis la rentrée sur RFM d’éléments d’habillage disparus de la bande FM depuis bientôt 20 ans : les jingles chantés à la gloire des animateurs…
Passée la rigolade, ces jingles de 2011 nous ramènent à une référence inévitable : les identifiants désormais cultes d’NRJ dans les années 80 (à écouter ici grâce à Schoop.fr) ; d’autant que ces jingles sont également réalisés par les frères Costa et leur studio Freeway Music Business.
Les années 80 donc ; lorsque que le DJ bavard était adulé et personnifiait sa station. Puis la musique est devenue « la véritable star » dans les années 90, le premier produit d’appel des FM, obligeant les animateurs des années 2000-2010 (et ceux d’RFM notamment) à ne plus parler que trois fois vingt secondes dans une heure.
Qu’RFM cherche cette saison à davantage humaniser et « incarner » son antenne en chantant les louanges de DJ devenus avec le temps quasi interchangeables n’est en soi pas une mauvaise idée ; mais ne faudrait-il pas tout d’abord surtout débrider les animateurs et leur octroyer davantage de temps de parole ?
En attendant on s’interroge, ces curieux jingles personnalisés sont-ils donc « furieusement tendance » et précurseurs d’une nouvelle mode sur les FM, ou bien définitivement ringards ?
Fréquence Bleue : accordéon je t’aime ! 16 octobre, 2011
Posté par letransistor dans : Amusant,Archives,Fréquence Bleue,Habillage , ajouter un commentaire
Dans la lignée de l’article précédent sur Radio Montmartre, voici un savoureux jingle de la défunte Fréquence Bleue qui arrosait il y a 20 ans depuis Figeac les départements du Lot, de l’Aveyron, du Cantal et de la Corrèze.
Comme sur de nombreuses stations locales en milieu rural, l’émission d’accordéon du dimanche matin y était un rendez-vous incontournable et très suivi, au même titre que les programmes en langue occitane.
Devenue Fréquence Deux au milieu des années 90 afin que ses auditeurs ne puissent la confondre avec la marque Radio Bleue de Radio France, cette grande antenne du sud du Massif central s’est vendue comme bien d’autres auparavant au groupe Lagardère en 2000. Elle devint RFM Quercy-Rouergue dans la foulée et perdit ainsi au nom du formatage parisien sa véritable identité régionale, et bien sûr… son émission d’accordéon dominicale et ses jingles « rétro ».

