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Cinq bougies pour le Transistor 30 mars 2014

Posté par Hervé [Le Transistor] dans : Actualité,Anniversaires , 2 commentaires

letransistor_capture-google-images26mars2014

Voilà cinq années aujourd’hui que le blog Le Transistor existe. Cinq années qu’il scrute l’histoire et l’actualité d’un paysage radiophonique multiformes, en privilégiant l’illustration par le son et l’archive.

Débuté le 30 mars 2009 par un billet portant sur le lobbying du Bureau de la radio et intitulé « J’aime la radio ! » (forcément), ce site a depuis publié 310 articles étayés par 481 sons ; dont une trentaine provenant d’une collaboration féconde avec le généreux site RadioBrest.net.

Parmi cette somme, quels ont été les sujets les plus consultés et les archives les plus écoutées depuis 2009 ? A l’issue d’un léger bilan, voici le top 7 des articles comptabilisant le plus de visiteurs :

1Les adieux de Cyril Keller à son patron sur RFM (juillet 2010)

2L’annonce du décès de l’animatrice Géraldine, voix des annonces coquines de Skyrock de 1986 à 1994 (mai 2012)

3Les archives de Francisco Del Campo et sa Méditation pour la planète terre sur Skyrock (mars 2012)

4Les tendances des la grille de l’été 2011 de France Inter (juin 2011)

5Le portrait de groupe de l’équipe d’animation de Fun Radio en 1993 (juillet 2013)

6L’Atlas de l’audience radio en France (août 2013)

7 – Les archives des fausses pubs des Nuls diffusées en 1994 dans le Zouzouk sur Europe 1 (octobre 2009).

Illustration : capture Google Images le 26 mars 2014

Le zapping à remonter le temps 22 mars 2014

Posté par Hervé [Le Transistor] dans : Amusant,Archives , ajouter un commentaire

letransistor_photo-tuner

Fermez les yeux et imaginez vous plus de trente ans en arrière à l’écoute de la foisonnante bande FM parisienne. Nous sommes bien au mois de mars, mais en 1983. En ce début d’après-midi, vous balayez votre tuner à la recherche de musiques modernes et de paroles libres.

De 87.5 à 106 MHz, vos oreilles s’arrêtent plus ou moins longuement sur France Inter, Radio Notre-Dame, Digitale FM et Radio Libertaire (partie 1) ; puis Radio Solidarité, Fréquence Gaie, FIP, Radio Montmartre, Gilda, CVS, Oblique FM, Radio J, NRJ, Boulevard du Rock, 92 radio, France Culture, Radio Communauté, Carol FM ou Fréquence Montmartre (partie 2) ; vous tombez ensuite de votre chaise en écoutant quatre minutes de l’émission Cadavres exquis sur Carbone 14, puis retour à la normale avec France Musique, Radio Soleil, Radio 3, Ici et Maintenant, Radio 7, RFM et bien d’autres stations non identifiées (partie 3).

Un voyage dans le temps que l’on doit à l’internaute « Jean-Paul Hochon Sr » qui a eu la bonne idée de publier ses enregistrements d’époque sur Youtube.

Le Poste parisien fêterait aujourd’hui ses 90 ans 12 mars 2014

Posté par Hervé [Le Transistor] dans : Anniversaires,Archives,Europe 2,Histoire , ajouter un commentaire

logo_PosteParisien

C’était le 12 mars 1924, un émetteur américain de 500 watts était mis en route pour des essais rue d’Enghien à Paris dans l’immeuble du quotidien Le Petit Parisien, qui abrite aujourd’hui la société Paco Rabanne.
Cette radio qui s’appelle alors le poste radio-téléphonique du Petit Parisien, fait ses premiers pas sur les ondes, Devenue quelques années plus tard le Poste parisien, ce sera une des radios privées les plus écoutées d’avant-guerre avec parmi ses animateurs les plus célèbres, Mireille, Jean Nohain ou Pierre Dac.
La radio cesse d’émettre en juin 1940 lors de l’invasion allemande et à la Libération, la mise en place du monopole l’empêche de retrouver sa  longueur d’ondes. Son propriétaire, le Parisien Libéré (groupe Amaury) relance cette radio historique en FM à la faveur de l’explosion des radios libres après le 10 mai 1981.

La suite de l’histoire est résumée sur le site Radios81 par l’un des fondateurs de ce nouveau Poste parisien :
« Après avoir brièvement émis sur 101 MHz avec un émetteur Rohde & Schwarz de 50 W qui distinguait sa qualité sonore, elle se déplaça ensuite sur 102,6 MHz avec une puissance portée à 500 W (…) son absence de publicité lui évitera le brouillage. Quelques mois plus tard la radio devra se présenter en Fréquence Presse à la demande de la Commission des RLP . Elle conservera sa dénomination de Poste Parisien. Son émetteur sera déplacé à Romainville avec 40 kW PAR. La Fréquence Presse regroupait un attelage improbable comprenant Le Parisien, l’Equipe, Le Matin de Paris, l’Unité, La Croix et l’Humanité. Après un peu plus d’un an, le Poste Parisien continuera sous le seul financement du Groupe Amaury. Marie-Odile Amaury en prendra alors la direction. En 87, la radio sera autorisée comme franchisée Europe 2 et perdra après quelques temps sa dénomination Poste Parisien. »

Pour saluer aujourd’hui l’histoire de cette grande station, quoi de mieux qu’un jingle réalisé dans les années quatre-vingts à la manière de la TSF des années trente ?

Pour en savoir plus sur les débuts du poste radio-téléphonique du Petit Parisien, rendez-vous sur le blog RadioTSF.fr.

Frédéric – RadioBrest.net

Quand l’information en boîte est délivrée par des journalistes fictifs 5 mars 2014

Posté par Hervé [Le Transistor] dans : Actualité,Amusant,Jazz Radio,MFM , 3 commentaires

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A l’écoute des deux réseaux nationaux édités par l’entreprise lyonnaise Espace Group, Jazz Radio et MFM Radio, une petite manipulation attire l’oreille de l’auditeur attentif.

Economies obligent, le groupe diffuse l’après-midi sur ses deux stations le même flash d’information enregistré à l’avance par le même prestataire extérieur. D’une antenne à l’autre, seuls le chapeau et la brève de fin varient : un « bonjour » personnalisé adressé à l’animateur de la tranche est astucieusement collé en ouverture du même enregistrement selon la station concernée, et une conclusion censée correspondre plus précisément au format de chaque radio (people/chanson ou bien soul/jazz) est de plus rajoutée en queue de bulletin.

Rien de bien surprenant jusque là. L’information est devenue une matière comme une autre, et les stations musicales nous ont habitué depuis bien longtemps à la traiter comme n’importe quel autre contenu parlé en boîte (chronique, horoscope, météo, etc.) : le fait de fournir le service à l’auditeur et de l’afficher dans une grille compte davantage que la crédibilité du service en question.

Là où Espace Group pêche cependant davantage que ses confrères, c’est dans le manque de respect de l’auditeur. Car si les flashes de ses deux antennes nationales sont bien enregistrés par la même personne et lus par la même voix, on tente pourtant mystérieusement de nous faire croire que ce sont deux journalistes différents qui délivrent l’information.

Ainsi l’après-midi, si c’est le journaliste Laurent Natale qui présente les flashes de MFM Radio, la même voix porte le nom de Nicolas Leconte au même moment sur Jazz Radio !
L’auditeur de cette station écoute donc des informations données par une sorte de journaliste fictif, un pseudonyme sans carte de presse.

Voici par exemple le flash diffusé sur les deux antennes au même moment, le vendredi 28 février à 18 heures : premièrement sur MFM Radio, l’animateur Bertrand Fissot annonce les informations de Laurent Natale, puis dans le second extrait Claude Zennaro lance sur Jazz Radio le même fichier préenregistré en présentant un certain Nicolas Leconte.

Dans cette histoire, au final, ça n’est pas le fait qu’Espace Group réalise des économies sur l’information qui pose réellement problème, mais c’est plutôt la tentative de maquillage malhabile d’une évidence qui interroge.
Pourquoi ne pas assumer totalement la démarche low-cost (« un même présentateur enregistre tous les flashes de nos antennes ») ? Et pourquoi préférer à la place prendre l’auditeur pour un idiot en mentant sur l’identité d’un journaliste (« on a deux journalistes différents pour chaque antenne car vous voyez bien qu’ils n’ont pas le même nom ») ?

Moralité : en n’assumant qu’à moitié son procédé industriel, Espace Group attire en fait l’attention sur ce même procédé. Et une petite manipulation sans énorme importance se transforme au final en véritable tromperie vis à vis de l’auditeur.

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A lire, sur le même sujet : « RFM invente l’interaction fictive entre animateurs« 

Disparition de Michel Grégoire, ancien producteur de France Inter 24 février 2014

Posté par Hervé [Le Transistor] dans : Actualité,Animateurs,Archives,France Inter,Radio France , ajouter un commentaire

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Producteur de France Inter et France Musique de 1987 à 2003, Michel Grégoire est décédé ce dimanche à l’âge de 54 ans.

Frédéric Lodéon a ouvert aujourd’hui son Carrefour de Lodéon sur France Inter en saluant un ami « jovial, gouailleur, impertinent, très très cultivé, bon vivant ».

Animateur des nuits de France Inter de 1987 à 1996 (La Nuit au poste, La Lunella), voix des après-midi de la chaîne durant deux saisons dans Bien entendu de 1997 à 1999, Michel Grégoire était en outre à l’origine de concepts estivaux tels que Travailler c’est trop dur (1991), ou bien Poste restante (étés 1994, 1995 et 1996) sur les échanges épistolaires.

Les correspondances des auditeurs étaient également au coeur de l’émission Comme ça s’écrit en 1996-1997. Il présenta lors de cette même saison, toujours sur France Inter, le programme Nuit noire consacré à la littérature policière. En voici un extrait datant de juin 1997 :

 Illustration : promotion pour l’émission Bien entendu en 1998

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