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Où sont les flonflons de Radio Montmartre ? (2) 20 novembre 2012

Posté par Le Transistor dans : Histoire,Radios libres , trackback

En écho à un article de ce blog publié il y a un an et mettant à l’honneur une archive sonore de Radio Montmartre, Claude Vaniscotte, protagoniste des débuts de la station en 1981, nous a laissé ce jours-ci un commentaire plutôt éclairant sur la mise en place du programme.
Puisque ce témoignage contient quelques anecdotes sur la naissance de Radio Montmartre et retrace un bout d’histoire important de cette radio libre atypique, le commentaire devient aujourd’hui un article à part entière, afin de le mettre davantage en valeur.
Voici donc les précisions apportées par Claude Vaniscotte :

« En 1981, François Mitterrand arrive au pouvoir. Dans sa campagne électorale, il avait annoncé la libéralisation les ondes.
Guy Noël et moi, nous lançons dans l’aventure avant même de savoir ce que l’avenir sera. Nous achetons un émetteur de 100 W et faisons installer une antenne.
On choisit le nom de Radio Montmartre : le lieu, le style de la station, Aristide Bruant… les arguments ne manquaient pas.
Cette radio diffusera uniquement des chansons françaises, se différenciant des radios et télévisions de cette époque, qui faisaient la part trop belle aux chansons anglo-saxonnes. Les musiques, elles, seront de tous horizons; la musique n’a pas de frontières.

Un soir, je finis les raccordements techniques. Guy me demande quand on peut démarrer.
La dernière soudure est encore chaude, lorsqu’il prend un micro et annonce :

« Ici Radio Montmartre. Si vous nous entendez, téléphonez-nous à tel numéro. Radio Montmartre, la radio de la chanson française. La station qui ne diffuse que de la musique de tous horizons et des chansons uniquement en langue française. »

Musiques et chansons en alternance, c’était parti.
Tout s’est enchaîné rapidement. Guy et moi tenions l’antenne toute la journée, enregistrions pour la nuit.
Nous avons reçus un nombre sans cesse grandissant, d’artistes dont on ne parlait plus à la radio, que l’on ne voyait plus à la télévision; des artistes de grands talents, oubliés des médias de l’époque. Radio Montmartre les faisait revivre. L’idée était géniale ! Ils sont venus en grand nombre. Nous avons fait notre premier gala au Cirque d’Hiver Bouglione, le jeudi 13 juin 1982.
À Radio-Montmartre, rien n’était en play-back, ni les chanteurs, ni les musiques.
Nous sommes passés rapidement à la première place des stations libres.

Pour ma part, je prenais chaque jour l’antenne pour le 7–9 h, puis le 12–14 h et 20–22 h.
Entre ces tranches de direct, je m’occupais de tout, des programmes, des artistes, des galas avec leur préparation technique et artistique, des autres animateurs.

Beaucoup d’auditeurs nous disaient qu’ils revivaient à notre écoute. Les chansons et les musiques qui avaient été leur enfance, leur jeunesse, leurs amours, les rencontres, les bals, leur mari ou époux disparu, étaient une inestimable fontaine de jouvence. Des fidèles de notre radio qui nous encourageaient, l’émotion dans la voix quand je les avais au téléphone.

D’autres animateurs sont venus nous rejoindre. Jacques Trémolo, Roger Brécourt, Minouche Barelli, François Deguelt, etc.
Puis est venu Raymond Marcillac, baptisé directeur des programmes. Il donnait seulement une revue de presse le matin. »

 

Commentaires»

  1. Comment récupérer vos écoutes sur radio MONTMARTRE.
    Revenez nous divertir et nous faire rêver. Marie Françoise 29 mars 1959.

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