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L’atlas de l’audience radio en France (2) 2 août 2013

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L’analyse des résultats de l’étude Médialocales nous a précédemment amené à cartographier les meilleures audiences cumulées observées dans les agglomérations et départements sondés.
Portons à présent un autre regard sur les habitudes des auditeurs en privilégiant le critère de la part d’audience.
Si l’audience cumulée a tendance à favoriser dans les classements les radios musicales réputées, le critère de la part d’audience permet lui, de cerner plus précisément les programmes écoutés sur la durée. Les radios de contenus profitent donc traditionnellement de cette analyse pour tirer leur épingle du jeu.
C’est le cas dans la carte qui suit pour France Inter qui prend ainsi la tête des audiences dans dix nouveaux départements (Manche, Ille-et-Vilaine, Gironde, Pyrénées-Atlantiques, Corrèze, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Loire et Haute-Savoie), de RTL dans sept départements supplémentaires (Pas-de-Calais, Somme, Seine-Maritime, Vienne, Haute-Vienne, Indre et Saône-et-Loire), et de France Bleu dans le Bas-Rhin (à égalité avec NRJ), et dans le Sud-Ouest (Charente-Martitime, Dordogne et Landes).
Sur le critère de la part d’audience, RMC passe par ailleurs devant NRJ dans l’Aude, et la station alsacienne pour séniors Radio Dreyeckland fait jeu égal avec NRJ dans le Haut-Rhin.

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L’atlas de l’audience radio en France 1 août 2013

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L’institut de sondage Médiamétrie livre chaque année en juillet les résultats de l’étude Médialocales portant sur l’écoute radio régionale, départementale et locale hors Ile-de-France. Mine d’informations pour les observateurs, l’enquête permet notamment d’esquisser une analyse géographique des habitudes radiophoniques : qui écoute quoi à quel endroit ? Comment les facteurs géographiques, historiques ou démographiques peuvent expliquer ces résultats ? Quelles particularités locales ont la vie dure ?

Grâce à la visualisation cartographique, nous sommes en mesure de dessiner un portrait rapide de la popularité des stations dans les territoires. L’approche privilégiée étant ici de pointer pour chaque département et agglomération sondés la radio arrivant en tête du classement d’audience.

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De Aix-en-Provence à Vichy, Médiamétrie sonde au total 97 agglomérations. Fort logiquement, les trois premières radios de France y sont très bien représentées : RTL conserve traditionnellement son statut de favorite dans la plupart des agglomérations situées au nord d’une ligne La Rochelle-Montbéliard, France Inter est très écoutée dans les grandes métropoles régionales (Nantes, Rennes, Caen, Besançon, Poitiers, Limoges, Lyon, Saint-Etienne, Grenoble , Toulouse et Bordeaux), et NRJ reste la préférée dans le Pas-de-Calais (Saint-Omer, Béthune et Arras), en Alsace (Strasbourg et Mulhouse), et dans beaucoup de villes moyennes situées dans des zones plus rurales (Périgueux, Brive-la-Gaillarde, Tarbes, Montauban, Carcassonne, Le Puy-en-Velay, Roanne, Bourg-en-Bresse).

Les autres radios parisiennes apparaissent bien moins régulièrement en tête des audiences : Europe 1 est la plus écoutée dans seulement six agglomérations (Quimper, Angers, Orléans, Colmar, Mâcon et Chalon-sur-Saône), l’attachement à RMC reste fort en PACA (Avignon, Marseille, Toulon, Cannes) et en Corse (Ajaccio), et France Info séduit particulièrement les Niçois et les Albigeois.

Du côté des musicales, le programme urbain de Skyrock arrive en tête dans le Pas-de-Calais à Boulogne-sur-Mer et Lens, le « son dance-floor » de Fun Radio séduit spécialement à Clermont-Ferrand, et Virgin Radio surnage dans la ville de Forbach en Moselle.

Qu’on se le dise, les radios locales du réseau France Bleu ne sont pas uniquement appréciées dans les campagnes, certaines stations historiques fonctionnent également en ville, et ce malgré la concurrence. C’est le cas de France Bleu Cotentin à Cherbourg, de France Bleu Mayenne à Laval, de France Bleu Drôme Ardèche à Valence, France Bleu Gard Lozère à Nîmes, de France Bleu RCFM à Bastia et France Bleu Roussillon à Perpignan.

La carte fait enfin apparaître quelques stations privées indépendantes qui dament le pion aux programmes parisiens dans leurs fiefs. Dans ces zones, les habitudes d’écoute semblent tenaces et l’attachement à la radio locale demeure très fort si on en juge par les records d’audiences observés.
Ainsi à Castres, un auditeur sur trois se branche quotidiennement sur la radio 100% : celle-ci récolte 33,3% d’audience cumulée ! Cas de figure similaire à Dunkerque pour Delta FM et ses 30,6% d’audience cumulée. Puis suivent, Radio 6 à Calais (26,2%), Totem à Rodez (24,1%), La Radio Plus à Thonon-les-Bains (22,9%), Maritima du côté de Martigues (22,8%), Lor’FM à Thionville (22,5%), ODS à Annecy (18,1%) et RMB à Montluçon (16,7%).

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Malgré son manque d’exhaustivité (19 départements métropolitains ne sont pas sondés), l’analyse des premières audiences par département offre un panorama différent de celle des agglomérations. Pour certaines zones, les goûts des auditeurs ruraux semblent diverger des goûts urbains et une pondération des résultats précédents s’opère alors.

De nouvelles radios locales apparaissent donc dans certains territoires, comme Tendance Ouest dans la Manche, Wit FM en Gironde, la célèbre Alouette dans son fief vendéen, et Magnum la Radio, à égalité avec RTL dans les Vosges.

Dans certains départements ruraux et en zones de montagne, le réseau France Bleu a la cote, que ce soit dans la Mayenne, le Doubs, la Savoie, la Drôme, le Puy-de-Dôme, la Creuse, la Haute-Vienne, les Pyrénées-Orientales ou les Pyrénées-Atlantiques.

Pour les nationales, France Inter est davantage prisée en Bretagne et sur la côte Atlantique, ainsi qu’en Rhône-Alpes ; RMC reste la radio de la région PACA, NRJ est bien la préférée des Alsaciens et la station fonctionne très bien dans le Languedoc, la région Rhône-Alpes ou le département du Pas-de-Calais. Sans surprise, RTL est leader en audience dans 22 départements de la moitié nord du pays.


Source : Médiamétrie – Etude des Médialocales 13 ans et + (période septembre 2012-juin 2013, audiences cumulées lundi/vendredi 5h/24h) 

Moment de radio : le 10 juillet 1998 à 14 heures sur ARL 10 juillet 2013

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Moment de radio : le 10 juillet 1998 à 14 heures sur ARL dans Amusant logo_arl_1998
Avertissement : l’extrait sonore que vous allez écouter n’est pas une parodie d’animation FM réalisée dans les années quatre-vingt, mais bien une intervention au premier degré datant de 1998.

Et pourtant, on serait prêt à croire que c’est du chiqué, tellement cette minute et demie contient à peu près tous les clichés liés aux DJ des premières radios libres musicales. C’est bien simple, on se croirait dans un bingo radiophonique dont il faut cocher les cases à chaque alerte ringardise !

L’extrait date d’il y a tout pile quinze ans, le 10 juillet 1998. Deux jours avant la finale France-Brésil de la Coupe du monde de football, vous êtes à l’écoute d’ARL, modeste radio locale privée du Sud-Ouest basée à Langon (33). Il est 14 heures et quelques brouettes, le moment pour l’animateur de l’après-midi d’ouvrir son émission musicale en endossant la tenue du bon copain et en empilant tous les clichés de l’animation radio des années quatre-vingt :
- la longue introduction sur un tapis instrumental très chargé,
- les interminables pauses entre chaque phrases,
- l’utilisation des formules conviviales toutes faites : «Madame, Monsieur», «bon courage si vous travaillez, si vous êtes en vacances bonnes vacances», «passez un bon moment»,
- le pseudonyme composé de deux prénoms (Michel Alexandre),
- le clin d’oeil à l’animateur précédent et à son «émission d’enfer»,
- la private joke avec le collègue invisible suivie d’un léger rire forcé,
- le programme composé de «la musique que vous aimez et les cadeaux qui vous font plaisir»…

Source logo : Schoop.fr

25 ans et un anniversaire « Wit » expédié 1 juin 2013

Posté par Le Transistor dans : Anniversaires,Archives,Habillage,Locales , 14 commentaires

25 ans et un anniversaire
Voilà un anniversaire qui passera totalement inaperçu du côté de Bordeaux alors qu’il concerne pourtant une radio qui fût longtemps un important phénomène médiatique local : Wit FM, née le 1er juin 1988, fête aujourd’hui ses vingt-cinq ans d’existence en Gironde.

Si aujourd’hui cette antenne est devenue un brave robinet à hits sans âme en tous points identique à n’importe quel autre robinet à hits, elle fût pendant une quinzaine d’années le repère radiophonique quotidien d’une majorité de Bordelais en collant parfaitement à l’air du temps des années 90 et de la fin des années 80.

Dès sa création en 1988 par le journaliste sportif de RMC Jean-Louis Morin sur la fréquence de la défunte Hit FM, Wit FM est rapidement adoptée par les Bordelais grâce à trois atouts essentiels : un contenu très professionnel, des moyens de communication importants et une grande proximité avec le Football Club des Girondins de Bordeaux.

Six mois après son lancement, Wit FM est déjà la première radio privée de Bordeaux, avec 16,8% d’audience, devant NRJ et juste derrière France Inter. Elle prendra ensuite rapidement la première place du classement et la gardera de nombreuses années, devenant ainsi une sorte de référence nationale dont les résultats font saliver les réseaux parisiens.

Peu après ses débuts, Wit devient directement la propriété de l’emblématique président du club des Girondins de Bordeaux : Claude Bez. Le foot est alors très bien représenté sur l’antenne ; magazine des Girondins et retransmissions de match demeurent des piliers importants du programme, y compris lorsque la radio change de mains et est reprise en 1990 par l’actionnaire principal de Sud Radio, les laboratoires Pierre Fabre via Sud Communication.

Chapeautée par Sud Radio, Wit FM conserve et consolide les ingrédients qui ont fait le succès de son format « music and news » :

Une programmation musicale variée, consensuelle et efficace à base « de hits, de tubes, de tops » et de nouveautés :

Une forte implication locale, une présence importante sur le terrain, une proximité très développée :

Une grande qualité de son :

Un habillage qui n’a rien à envier aux grandes city-radios étrangères :

Des moyens techniques modernes et une forte puissance de diffusion : le 100.8 de Wit FM arrose quasiment tout le département de la Gironde :

Une rédaction étoffée pour un véritable suivi de l’actualité locale, nationale et internationale :

Des jeux réguliers :

Une présence humaine 24 heures sur 24 grâce à une solide équipe d’animateurs positifs, conviviaux et originaux :

Un ton collant parfaitement à l’air du temps :

Une politique d’antenne et des moyens techniques dignes d’un réseau national pour une radio à la couverture départementale ; ca doit donc être ça « l’esprit radio » qui est martelé par les jingles des frères Costa dans les années 90.

Les excellentes audiences de Wit FM attirent l’attention des états-majors parisiens. Pas très étonnant donc que de nombreuses voix de l’antenne profitent de l’excellente réputation de la station bordelaise pour tenter leur chance sur des radios plus importantes. Durant les années 90 et au début des années 2000, Wit est ainsi une importante pépinière de talents, que ce soit pour l’animation ou le journalisme. Certains tentent leur chance dans la maison mère toulousaine (Sud Radio) avant d’aller s’épanouir ailleurs, lorsque d’autres visent directement Paris.

Dans les noms les plus connus passés par Wit FM, citons pour les animateurs : Julien Courbet (RTL), Eric Jean-Jean (RTL), Grégory Ascher (RTL2) ou Stéphane Basset (RFM).

witfm_equipe-animateurs_saison1989-1990 dans ArchivesEquipe d’animation de Wit FM pour la saison 1989-1990. (Source: Facebook Eric Jean-Jean)
De gauche à droite, en haut : Gérard Gonzalez, Emmanuelle Ouahnich, Hervé Toudic, Christine Mathieu, Patrick Le Gac. 

En bas : Yann Fernandez, Eric Jean-Jean, Marie Palmier, Bruno Villa, Julien Courbet. 

witfm_equipe-animateurs_saison1995-1996 dans HabillageEquipe d’animation de Wit FM pour la saison 1995-1996. (Source: Facebook Philippe Sallé)
De gauche à droite : Stéphane Basset, Hervé Gaudy, Freud (à la console), Philippe Blanchard, Eugène Lampion, Franck Alto, Philippe Domenc, Philippe Sallé.

Parmi les journalistes, ils sont quelques uns à oeuvrer aujourd’hui sur RTL, comme Adeline François (présentatrice du journal de 8h), Laurent Marsick (journaliste médias) ou Stéphane Boudsocq (spécialiste cinéma).

wit_bixente-lizarazu dans LocalesEt puis Wit FM accueille dans les années 90 des chroniqueurs et présentateurs « de luxe » sur l’antenne ; quelques personnalités bordelaises dans le vent à l’époque dans le sport, la musique ou la télévision : Pascal Obispo, Bernard Montiel ou Bixente Lizarazu.

Au début des années 2000, l’état de grâce de Wit FM s’interrompt. Les équipes dirigeantes de Sud Radio semblent avoir le plus grand mal à capter l’air du temps bordelais ; Wit souffre donc d’un manque d’inspiration ainsi que d’un manque de renouvellement des programmes. « L’esprit radio » en prend un coup, et la station perd peu à peu de son intérêt ; elle devient plus commune et fait beaucoup moins parler d’elle.
Une relative léthargie qui se prolongera jusqu’en 2005,  lors de la reprise des activités radio de Sud Communication par le groupe orléanais Start. Sud Radio et Wit FM changent alors de mains et d’esprit. Spécialisé dans les radios régionales musicales, le groupe Start transforme peu à peu Wit en un clone bordelais du réseau Vibration, en rajeunissant la cible visée, en recrutant des animateurs aux profils interchangeables et en réduisant la part de l’information dans les programmes. Wit FM devient une antenne ultra-formatée réduite à un juke-box sans véritable vie. Peu étonnant donc qu’aucune opération spéciale ne vienne saluer aujourd’hui sur l’antenne les vingt-cinq ans de la radio.

Note : retrouvez d’autres traces sonores de Wit FM sur ce blog ici, ici, ici, et surtout ici.

Marabout, bout de ficelle… Ou le tour de France des vieux jingles Costa réutilisés 18 mars 2012

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En picorant dans la rubrique « jingle vintage » du catalogue de la société Freeway Music Business (le studio des frères Costa), on se prend à reconnaître des mélodies déjà entendues ici ou là dans les années 80, 90 et 2000, sur plusieurs radios locales privées (Scoop à Lyon, Radio Service à Marseille, Totem à Rodez, Fréquence Deux à Figeac, Wit FM à Bordeaux, Bleu Marine à Lorient…).

Voici donc un jeu du dimanche soir totalement gratuit, et sans aucun intérêt, si ce n’est de saluer l’omniprésence des frères Costa dans le son des radios françaises depuis trente ans : le tour de France des mélodies réutilisées en 21 jingles. De Lyon à Marseille, en passant et repassant par Rodez, Bordeaux, Paris, Figeac et Lorient…












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