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22 janvier 2001 : Alain Weill convertit RMC au « news & talk » 22 janvier 2011

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logormcinfo.gif  Un mois après le rachat de RMC par Nextradio, Alain Weill, l’ancien directeur général du groupe NRJ, jette sans perdre de temps les bases du nouveau format news-talk souhaité pour la station et inaugure discrétement une nouvelle grille des programmes censée rompre définitivement avec le concept de « radio du Sud ».
Suite aux résultats peu concluants du précédent propriétaire de la station (la holding Sud Communication et le groupe Pierre Fabre), Nextradio entend  faire de RMC une station « nationale, interactive et proche des auditeurs ».
L’entreprise est restructurée (plan social touchant 60 personnes, vente des immeubles monégasques et parisiens, vente des 20% de Nostalgie au groupe NRJ), et l’antenne est rapidement reformatée : le renforcement de l’information (78 rendez-vous par jour) sert de moteur à des tranches de débats sur l’actualité, la consommation, la vie quotidienne, la santé, la finance ou le sport.

Voici la grille des programmes progressivement mise en place à partir du 22 janvier 2001 :
6h-9h : matinale d’information (Yvon Legal),
9h-10h : les auditeurs commentent l’actualité du jour (Yvon Legal),
10h-12h : Christian Spitz (« le Doc » de Lovin’Fun/Fun Radio) répond aux questions médicales des auditeurs,
12h-12h50 : le journal (Alain Marschall),
12h55-14h : La bourse facile (Bruno Dranesas),
14h-16h : Valérie Expert pour un magazine consacré à la consommation,
16h-18h : Sylvain Attal entouré de « spécialistes » pour « le talk le plus controversé de la radio » ou « l’émission poil à gratter et anti langue de bois » (l’ancêtre des Grandes Gueules d’aujourd’hui donc),
18h-18h45 : le journal (Alain Marschall),
18h45-21h : RMC Sport (Christophe Pacaud et Alexandre Delpérier).

Outre le développement de l’interactivité et de la proximité, RMC (rebaptisée quelques semaines plus tard RMC Info) modifie petit à petit son rythme, son ton et son habillage afin de séduire un public jeune davantage habitué aux codes des stations musicales FM.


En septembre 2001, la station recrute Jean-Jacques Bourdin pour sa matinale interactive et Brigitte Lahaye pour parler sexualité en début d’après midi. Dix ans plus tard, les deux animateurs sont toujours les valeurs sures des programmes d’RMC, aux côtés d’Alain Marschall et Olivier Truchot (réunis depuis 2002) et des signatures sportives (Jean-Michel Larqué depuis 2002, Luis Fernandez depuis 2003 et Rolland Courbis depuis 2005).
Une stabilité des programmes et des voix qui n’est pas pour rien dans les succès d’audiences enregistrés par RMC depuis sa reprise par Nextradio : si la station faisait 2 points d’audience cumulée en janvier 2001 (1,3 million d’auditeurs), elle atteint dix ans plus tard les 7 points et réuni 3,6 millions d’auditeurs, se rapprochant de plus en plus des résultats d’autres stations parlées comme Europe 1 ou France Info.

Sources : Le Monde, Midi Libre, Télérama

 

 

RMC : les Grandes Gueules l’ont fermée ce midi 15 avril 2010

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logormc.jpg  Moment de direct imprévu ce midi sur RMC : l’émission « Les Grandes Gueules », réalisée aujourd’hui en direct du Virgin Mégastore des Champs-Elysées à Paris, a dû s’interrompre 20 minutes avant son terme normal (14 heures) en raison d’une alerte à la bombe…
L’évacuation totale du bâtiment par la police ne permettant plus la réalisation normale du programme, l’antenne a été comblée par un entretien enregistré avec le chanteur Julien Doré :

 

1er mars 1999 : nouveau format pour RMC, fraîchement privatisée 1 mars 2010

Posté par Le Transistor dans : Anniversaires,Archives,Histoire,NRJ,RMC,Sud Radio , 2 commentaires

logormc1999.jpg Le 1er mars 1999 RMC inaugure un positionnement jusque là inédit : « une radio généraliste musicale », selon les mots du Directeur d’antenne de l’époque, Jean-Marie Ferrand. Après des années de grilles populaires mariant jeux, humour, variétés et personnalités de la télévision, les repreneurs de la station monégasque (majoritairement l’industriel Pierre Fabre, propriétaire de Sud Radio/Wit FM, et le groupe NRJ réunis dans la holding « Sud Communication ») entendent faire table rase du passé et inventer un nouveau type de radio plus axé sur l’air du temps.

Suite à une grille de transition en septembre 1998, RMC fait donc totalement peau neuve le 1er mars suivant en proposant un programme beaucoup moins coûteux mélangeant les traditionnels rendez-vous d’information (RMC Matin, journaux de 13 heures et 18 heures) et des tranches musicales de quatre heures où, comme sur les FM, les animateurs s’auto-réalisent. Avec pour but de féminiser et rajeunir l’audience (cible des 35-49 ans), le flux musical devient plus formaté et resserré autour des grands standards consensuels des trente dernières années, dont 60% de morceaux français. Deux fois par heure, il est interrompu par de courtes chroniques (deux-trois minutes) consacrées à la vie quotidienne, la culture ou l’évasion.

Le logo d’RMC évolue également vers une image plus douce et féminine ; quant à l’identité sonore sur l’antenne, elle est déclinée par des jingles thématiques reposants (ballade, soul, pop…), enregistrés dans les studios d’Abbey Road (pour l’anecdote).

A la télévision et dans la presse, la station communique sur sa mue autour du slogan « changez d’air » (voir ci-dessous), mais la mayonnaise ne prend pas pour autant, la station stagne dans les mois qui suivent à 2,4-2,5% d’audience cumulée. Les dirigeants d’RMC la rendent donc plus bavarde sur la saison 1999-2000, en ayant finalement recours à quelques recettes du passé (retour des jeux, de l’interactivité et des visages connus : Bernard Tapie, Jean-Luc Reichmann). Sans grand succès là encore. Lorsque le groupe Pierre Fabre souhaite jeter l’éponge à l’été 2000 en vendant ses parts de RMC au groupe NRJ, l’audience est toujours à 2,5…
Le bilan de cette période est en fait surtout financier et social : en deux ans, suite à sa privatisation, le déficit de la station est passé de 90 à 50 millions de francs, au prix de trois plans sociaux lourds ayant laissé deux salariés sur trois sur le carreau.
En juillet 2000, le groupe NRJ souhaite donc devenir propriétaire de 83% de RMC, les parts restantes étant toujours aux mains de la Principauté de Monaco. Nouvelle péripétie : au nom du respect du seuil anticoncentration de 150 millions d’auditeurs potentiels pour un même groupe radiophonique, le CSA refuse l’opération. NRJ abandonne donc ses prétentions, mais pas le Directeur général du groupe : Alain Weill. Celui-ci quitte NRJ en novembre 2000, pour fonder Nextradio. Cette nouvelle entité dépose à son tour une offre de rachat, acceptée par le CSA. Alain Weill va ensuite appliquer en janvier 2001 à RMC le reformatage « news-talk » souhaité initialement par NRJ, avec le succès que l’on connait…

Sources : Télérama, Libération

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