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Radio et voiture : quinze jingles à écouter en roulant 9 octobre 2014

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En cette semaine où l’automobile tient salon à Paris, et après avoir recensé les différentes séries limitées liées à la FM, continuons à évoquer la bagnole par le biais de la radio et de ses jingles.

Outil privilégié de distraction, d’évasion ou d’information de l’automobiliste, la radio aime régulièrement utiliser les univers de la route et de la voiture dans ses habillages d’antenne. Que ce soit au premier degré, comme au second.

Voici une petite sélection de quinze jingles et promotions issus du patrimoine radiophonique français dans lesquels volant, vitesse et véhicules tiennent le premier rôle.


1976 – Europe 1

Qui dit radio et voiture dit forcément Europe-stop ! Difficile de ne pas évoquer tout d’abord ce jeu culte inauguré lors des vacances de Noël 1975 sur Europe 1.
Voici le jingle qui annonçait l’opération sur l’antenne : « Roulez avec Europe 1 ! »

 

1978 – RTL

Autre rendez-vous culte de la radio des années soixante-dix, Les Routiers sont sympas présenté chaque soir par Max Meynier sur RTL entre 1972 et 1983. Voici un des jingles d’époque à la mélodie guillerette.

 

1982 – Europe 1

Un nouvel indicatif pour le fameux Europe-stop d’Europe 1.

 

1986 – NRJ

« - Dites madame, je vous fais le plein de super ?
- Mais c’est toujours du super sur NRJ ! »

 

1986 – Skyrock

Voici une des célèbres bandes-annonces qui ont fait la réputation de « la superradio » dans les années quatre-vingt. Alain Dorval y interprète un Mad Max qui « dévore le bitume » en écoutant « Skyrock au maximum ».

 

1987 – Chic FM

« Roulez, roulez Chic. Changez, changez d’air. Chic FM. »

 

1987 – Kiss FM

« Dans ma voiture, à toute allure, j’écoute Kiss FM ! »

 

1987 – Kiss FM (2)

En 1987, Arthur est le tout jeune matinalier du réseau Kiss FM. Voici une promotion de l’époque à laquelle il prête sa voix : « Kiss FM, personne ne lui résiste », pas même les pandores prêts à vous verbaliser pour excès de vitesse.

 

1988 – NRJ

« Loin de la fureur des klaxons, dans ma voiture je monte le son ! Y’a la musique évasion d’NRJ ». Un jingle signé par les frères Costa.

 

1989 – Fun Radio

Encore une histoire de chauffard et de flic conciliant dans ce jingle de « la meilleure radio » en 1989, avec la grosse voix de Lucky Blondo.

 

1990 – Europe 2

En 1990, Didier Barbelivien signe l’habillage d’Europe 2, et en particulier ce long jingle dans lequel on écoute le « programme musique » en sortant du bureau et du lycée, « dans les autos, sur les motos » !

 

1991 – NRJ

« Don’t panic, in the traffic ! You could keep it cool, for the music’s good, on NRJ. » Un jingle à nouveau signé et interprété par les frères Costa.

 

1995 – Fun Radio

« Bienvenue sur la super autoroute de la zique ! » Avec la voix d’Emmanuel Curtil.

 

1999 – Europe 2

A l’époque où Europe 2 est « gravement groove », Eric Lange et Catherine Lans prêtent leurs voix à ce jingle décalé : « si vous laissez votre groove dans la voiture, ouvrez un petit peu la fenêtre, lui aussi peu avoir chaud ».

 

2013 – Nova

Un des fameux tops horaires de Nova :
« - Moi j’irais pas à la campagne avec des gens que je connais pas.
- Tu parles comme si tu t’étais jamais faite baisée dans une bagnole.
- Oui, oh ben, si on avait été présenté, mademoiselle Zaza, monsieur Machin, qu’on ait pris un verre ensemble, bon alors là, c’est normal, une fois dans la voiture… crac ! »


Illustration : publicité Fun Radio en 1990 par Serge Clerc

 

Atlas de la radio (7) : les meilleures audiences des Médialocales 2013-2014 par agglomération 30 juillet 2014

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Outre les régions et les départements, l’enquête Médialocales de Médiamétrie délivre également des indicateurs d’audience pour quatre-vingt-dix-sept agglomérations françaises.
De Aix-en-Provence à Vichy, voici à nouveau pointées pour ce troisième échelon territorial les radios les plus écoutées localement lors de la saison 2013-2014, suite à un rappel cartographique des résultats de l’an passé (saison 2012-2013).

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D’une saison à l’autre, peu de surprises viennent chambouler la carte des stations les plus écoutées ; NRJ et RTL sont toujours dominantes dans le paysage. La première est en tête des audiences cumulées dans vingt-sept agglomérations, et la deuxième dans vingt-deux.
NRJ passe d’ailleurs cette année devant RTL à Valenciennes, Metz et Dijon ; elle détrône Europe 1 à Colmar et Chalon-sur-Saône, France Inter à Poitiers, RMC à Avignon et Ajaccio, et Lor’FM à Thionville. En revanche, « la panthère » n’est plus leader à Amiens et Tarbes ; elle y est remplacée par France Bleu Picardie et France Inter.

RTL cède cette année sa place de préférée à Belfort, Montbéliard, Châteauroux, Tours, Arcachon, Fréjus et Châlons-en-Champagne mais enregistre en revanche d’excellents résultats à Caen, Saint-Brieuc, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Angers, Blois et Angoulême.

Première radio l’an passé dans vingt agglomérations, France Inter ne l’est plus que dans douze cette année en raison d’une désaffection dans les villes du Grand Ouest, ainsi qu’à Bordeaux, Limoges ou Saint-Etienne. Dans cette dernière, c’est France Info qui lui chipe sa première place.

Europe 1 reste plébiscitée à Quimper, et est la plus écoutée cette saison à Tours et Clermont-Ferrand.

Dans le Sud, RMC enregistre de bons résultats à Arcachon, Bordeaux, Marseille, Toulon, Nice et l’agglomération de Cannes-Grasse-Antibes.

France Bleu Gard Lozère perd la tête à Nïmes, mais d’autres locales du réseau bleu restent une référence à Cherbourg, Laval, Valence, Perpignan ou Bastia.

Du côté des musicales, Chérie FM plaît beaucoup à Mâcon et Nïmes, RFM est plébiscitée à Fréjus, Virgin Radio est toujours en tête à Forbach, Fun Radio remplace Skyrock à Boulogne-sur-Mer. Dans le Nord-Pas-de-Calais, Skyrock est donc uniquement leader sur l’agglomération de Lens-Douai cette saison.

Les radios locales privées tirent leur épingle du jeu à Limoges (Flash FM), Châlons-en-Champagne (Champagne FM), mais également comme l’an passé à Calais (Radio 6), Dunkerque (Delta FM), Thonon-les-Bains (La Radio Plus), Annecy (ODS Radio), Montluçon (RMB), Rodez (Totem), Castres (100%) et à Istres et Martigues (Maritima).

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Atlas de la radio (5) : les meilleures audiences régionales des Médialocales 2013-2014
- Atlas de la radio (6) : les meilleures audiences départementales des Médialocales 2013-2014

Atlas de la radio (6) : les meilleures audiences départementales des Médialocales 2013-2014 29 juillet 2014

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Après avoir visualisé la répartition des meilleures audiences cumulées par région, l’analyse des résultats de l’enquête Médialocales de l’institut Médiamétrie nous permet aujourd’hui une cartographie plus fine des radios les plus écoutées par département sondé.
Une représentation à comparer avec celle réalisée l’an passé pour identifier quelques changements apparus localement après la saison radiophonique 2013-2014.

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A l’image des sondages nationaux dans lesquels NRJ grignote vague après vague le leadership de RTL, quatre départements voient le réseau musical prendre la tête des audiences cumulées devant la généraliste : l’Aube, la Côte-d’Or, la Haute-Saône à l’Est, et le département de la Charente à l’Ouest.
RTL perd également de sa superbe dans le Maine-et-Loire, où la régionale Alouette lui passe devant. En revanche, la station de la rue Bayard profite d’une désaffection forte pour France Inter dans les Côte-d’Armor, le Morbihan, et en Charente-Maritime, et devient ainsi la première radio de ces territoires.

France Inter connaît en outre des difficultés en Loire-Atlantique où NRJ la devance dorénavant, dans le Finistère où Europe 1 profite de son coup de mou, et dans les Hautes-Alpes où la locale Alpes 1 devient la première radio du département.
Le service public rencontre aussi quelques problèmes dans le Vaucluse et la Drôme : France Bleu n’y est plus la radio la plus écoutée, remplacée par NRJ et RMC.
France Bleu Périgord passe en revanche devant NRJ en Dordogne, et France Info fait de même en Haute-Savoie.

Du côté des stations privées locales ou régionales, outre Alpes 1 qui tire son épingle du jeu dans les Hautes-Alpes, Alouette, 100% et Tendance Ouest sont toujours incontournables dans leurs fiefs (Vendée, Tarn et Manche).
Cette saison enfin, Wit FM en Gironde et Magnum la Radio dans les Vosges n’apparaissent plus sur la carte, devancées respectivement par RMC et RTL.

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Atlas de la radio (4) : une visualisation des déserts radiophoniques
- Atlas de la radio (5) : les meilleures audiences régionales des Médialocales 2013-2014

Atlas de la radio (5) : les meilleures audiences régionales des Médialocales 2013-2014 28 juillet 2014

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Publiés la semaine passé, les résultats locaux des audiences de l’institut Médiamétrie, « les Médialocales », offrent une photographie de l’écoute radio pour trois échelons géographiques : l’agglomération, le département et la région (hors Ile-de-France).

Au plan régional, Le Transistor avait déjà publié en 2010 une cartographie des stations les plus écoutées. Rebelote quatre ans plus tard, avec une nouvelle représentation permettant d’identifier quelques évolutions territoriales concernant les principaux acteurs radiophoniques du pays.

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Entre 2010 et 2014, c’est l’hégémonie de RTL qui est attaquée dans quatre régions : NRJ la détrône en effet en Nord-Pas-de-Calais, en Haute-Normandie et en Auvergne ; en Franche-Comté, c’est le réseau France Bleu qui lui chipe la première place.

NRJ occupe également à présent la tête des audiences cumulées dans la région Aquitaine à la place de France Inter, et reste la radio la plus écoutée en Alsace et en Languedoc-Roussillon.

Pour le reste du territoire, les régions Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes restent fidèles à France Inter, RMC est toujours incontournable en PACA, les locales de France Bleu sont très appréciées en Limousin et Basse-Normandie, et RTL demeure une référence dans huit régions du nord du pays (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Centre, Bourgogne, Picardie, Champagne-Ardenne et Lorraine).

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Atlas de la radio (4) : une visualisation des déserts radiophoniques

Une petite histoire sonore des Nocturnes de RTL 22 mai 2013

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Une petite histoire sonore des Nocturnes de RTL dans Actualité rtl_compilation-40ans-nocturnes-georges-lang

Une telle longévité est exceptionnelle sur une grande station de radio ; Georges Lang célèbre ce soir les quarante ans de l’émission qu’il a créée en 1973 avec Bernard Schu : les Nocturnes de RTL.

Voilà donc quarante ans que ce spécialiste de la musique nord-américaine est derrière le micro, chaque nuit de la semaine entre minuit et 3 heures, pour présenter un concept relativement simple mais qui laisse rêveur aujourd’hui : de la « free form radio » musicale où rien n’est écrit ou programmé à l’avance, et où seule l’ambiance du moment influence la playlist élaborée en direct.

Tout commence donc le 22 mai 1973 ; déjà dans la maison RTL depuis quelques temps, Georges Lang et Bernard Schu profitent du départ de l’animateur des nuits, Chris Baldo, pour lancer ce soir là leur toute nouvelle émission depuis les studios de RTL au Luxembourg (à la Villa Louvigny). Avec les Nocturnes, divisées en deux tranches, entre minuit et 5 heures, ils entendent créer une véritable émission de rock sur l’antenne, et ce à la manière des grands DJ qui sévissent sur le programme anglais de Radio Luxembourg 208 ou sur les radios pirates off-shore qui arrosent le nord de l’Europe à cette époque. L’ambiance sonore de l’émission est donc particulièrement soignée, avec des interventions calées sur la musique, l’utilisation de jingles, et toutes les nouveautés efficaces en matière de rock anglais (Pink Floyd, The Who, David Bowie, Genesis…) ou de sons californiens (The Eagles, Jackson Browne, Steely Dan, James Taylor…).

Une fois le concept de base de l’émission posé, l’équipe s’étoffe rapidement avec l’arrivée de Jean-François Johann (toujours aux manettes aujourd’hui des Nocturnes du week-end), et de Lionel Richebourg qui quitta lui, RTL fin 2000.
En 1976, Bernard Schu laisse l’émission et les studios du Luxembourg pour présenter depuis Paris et la rue Bayard son fameux Hit-parade des clubs. Georges Lang fait alors petit à petit évoluer le programme en y créant le power-play (une nouveauté coup de cœur diffusée toutes les heures), et en y insérant des éléments d’habillage dont certains sont toujours diffusés aujourd’hui sur l’antenne…

Si à leurs débuts les Nocturnes n’ont pas de générique et s’ouvrent directement après les informations par un disque accrocheur, Lang répare par la suite cette absence en bricolant le tout premier indicatif de l’émission grâce à la voix de Véronique Bourrée, une speakerine parisienne de RTL.

Puis il demande à Bob Stewart, un célèbre collègue DJ au service anglais de Radio Luxembourg, d’enregistrer un certain nombre de « liners » (jingles parlés) insérés dans le programme pour y apporter une touche branchée.

Un autre collègue anglais, le DJ Mark Wesley, est lui sollicité pour produire des jingles aux harmonies vocales rappelant les radios anglo-saxonnes.

Un tout nouvel indicatif est ensuite adopté en 1979. Il consiste en un collage de morceaux phares de la programmation du moment mélangés à des jingles provenant des grandes radios musicales de Los Angeles, Nashville ou New-York. Son auteur, le réalisateur Bernard Meneguzzi, avait tout d’abord conçu le montage pour faire la promotion des Nocturnes dans les programmes de RTL en journée, mais Georges Lang en a rapidement fait un élément récurrent d’ouverture de son programme. Trente-quatre ans plus tard, cet indicatif continue à introduire l’émission ; il est devenu un élément sonore culte dans l’univers radiophonique français. Impossible donc pour l’équipe des Nocturnes de le changer ou de le faire évoluer !
Pour les plus curieux, voici la liste des morceaux qui y figurent :
- Badlands de Bruce Springsteen,
- Runaway du Jefferson Starship,
- Don’t it make my brown eyes blue de Crystal Gayle,
- Frederick de Patti Smith,
- Roxanne de Police,
- Bad case of lovin’ you de Robert Palmer,
- Keep on running du Spencer Davis Group,
- Back in the USA par Linda Ronstadt.

De la fin des années soixante-dix jusqu’à l’an 2000, les Nocturnes continuent tranquillement leur mission musicale sans connaître d’énorme changement, à l’exception de l’arrivée de Jean-Louis Baudoux en tant qu’animateur jocker, du déménagement de la Villa Louvigny en 1990, et de quelques rafraîchissements des jingles chantés.

C’est à l’automne 2000, que le train-train de l’émission se trouve bouleversé par une annonce de la direction de RTL : la suppression des Nocturnes est décidée en raison de la « disproportion existante entre les moyens techniques et humains mis en œuvre par rapport à l’audience de la nuit » (1). A cette époque, le programme de nuit est en effet toujours réalisé depuis les studios du Luxembourg et il nécessite quatre animateurs, aidés par un assistant et un documentaliste. Les cost-killers qui oeuvrent rue Bayard trouvent ainsi avec la suppression des Nocturnes une source d’économies, ainsi qu’un bon moyen de rajeunir les programmes.
Annoncé en octobre, l’arrêt des Nocturnes est planifié pour le 16 décembre 2000. Cette nuit là, Georges Lang prend l’antenne visiblement ému, et secoué par l’incertitude de son avenir sur les ondes.

Cependant, d’octobre à janvier, les fidèles du programme se manifestent en masse pour afficher leur attachement à cette manière de faire de la radio. Les dirigeants de RTL sont inondés de coups de fil et de mails de protestation, une lettre ouverte est publiée, un sit-in est même organisé rue Bayard. Et, contre toute attente, pris dans la tempête de la perte d’identité de la station et de l’accident industriel côté audience suite au reformatage de l’émission Les Grosses Têtes, le nouveau patron de RTL rappelle en janvier 2001 sur l’antenne Philippe Bouvard et… Georges Lang.

Ce dernier retrouve ainsi son micro le 16 janvier 2001, mais doit accepter en retour certaines contreparties. Economies obligent, les Nocturnes seront dorénavant réalisées à Paris, et l’équipe sera réduite à deux animateurs : Georges Lang et Jean-François Johann.
Les voix de Jean-Louis Baudoux et Lionel Richebourg ne réapparaitront donc pas sur RTL.

Depuis cette pause forcée de l’hiver 2000-2001, les Nocturnes ont donc repris leur place sur la grille et elles continuent à forger la culture musicale de milliers de noctambules à coups de classic-rock, de soft-rock, de folk, de soul et de blues. Si l’univers musical couvert n’a pas énormément évolué depuis quarante ans, on peut tout de même regretter son assagissement depuis 2000, à cause notamment du départ de Lionel Richebourg, l’animateur qui amenait des influences anglaises plus contemporaines aux programmations du week-end (new-wave, électro-pop, trip-hop…).

L’émission regarde davantage dans le rétroviseur en 2013 et est, à ce titre, plutôt identifiée comme un sympathique repère de nostalgiques des classiques de la musique nord-américaine et des clichés qui vont avec.  Les différents patrons des programmes de RTL ont en tous cas tendance à choyer davantage ce patrimoine interne que par le passé, et n’hésitent plus à communiquer sur cette plage musicale. Georges Lang, qui représente aujourd’hui presque à lui tout seul le rendez-vous, et Jean-François Johann ont ainsi pu fêter les 30 ans des Nocturnes en 2003 avec une émission Saga spéciale, et les 35 ans en 2008 en invitant auditeurs et personnalités à faire « leurs Nocturnes ».

Pour les quarante bougies de l’émission, de nombreux auditeurs fidèles se succèdent dans le studio de l’émission depuis le mois d’avril et une compilation des titres marquants du programme vient de sortir. Les vedettes de RTL annoncent également sur l’antenne une grande émission spéciale diffusée ce soir entre 23 heures et minuit.

(1) RadioActu, le 31 octobre 2000 : « RTL – Vers la fin des Nocturnes« 

 


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